Les oraisons
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complete version', click
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The text published is the final version, with
some remarks about earlier versions.
Introduction
These christian prayers appeared for the first time
in the 'Wonder-year' of the French évangéliques,
1533. Almost simultaneously in Lyon and Paris. In Lyon
an enlarged edition of Marot's Adolescence
Clementine was printed by franois Juste ( 23/2/1533). It is not at all
certain that Marot authorised Juste to print it (is
contains some poems ('placards') attacking and
ridiculing the heresy-hunters of the Faculty of
Theology of Paris); nevertheless: the poems migth well
be authentical. They are headed with a very
interesting introduction: "Le Pater noster, &
le Credo en francoys faict & traduitz par ledict
C.M. & offert na guyeres a la Royne de Navarre."
(... made by Marot and recently offered to the Queen
of Navarre).

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caption:
Ladolescence clementine : Ce sont
les oeuures de Clement Marot,
nouuellement imprimees auecques les
additions comme verrez en la page
tierce.Publication info: [Lyon] : On les
ve[n]d a Lyon en la maison de Francoys
Juste, deuant nostre Dame de confort,
1533.
[Mayer, bibl. nr 13] part of the
Gordon Collection.
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In an enlarged reprint (July 1533) a Benediction
devant manger was added and the texts were
gathered under a heading: "La Foy d'ung Chrestien".
In the same year - 1533 - these prayers (or better,
these devotional and confessional texts) appear in
print in a section of a curious booklet about
orthographical reform published by the Parisian
printer Antoine Augereau: "Briefve doctrine pour
deuement escrire". This booklet opens with two "Epistres
familiere", one about prayer, the other about
love. Marot's texts appear at the end and are gathered
under the heading "Instruction & Foy d'ung
chrestien" (the instruction and faith of a
christian). In the enlarged edition of this booklet
(December 1533) we find - next to the Pater and the
Creed - also the Angelic Greeting (Ave Maria) and some
prayers before and after dinner, including a "child's
grace". These prayers from
Epistres/Doctrine/instruction were integrated
(by Marot, it is doubtful, he had left/fled France in
the aftermath of the Affaire des placards) in
La Suite de l'Adolescence clementine (1533/4),
where they form a separate section, togetherwithPsalm
6. In 1538 Marot included them in his Oeuvres (1538)
with the exception of one: the "benediction devant
manger", which probably is not authentical. In
1543 two new prandial prayers appear in the appendix
of the Cinquante Pseaumes.
In the reformed hymnbooks melodies (2 different ones)
were provided for these texts. Especially the prandial
prayers were quite often put to music by contemporary
composers, but often without reference to these
melodies (e.g. Clemens non Papa, Tielman Susato - click here).
Mathieu VI.I
Pater noster
Pere de nous, qui es là hault es cieulx,*
Sanctifié soit ton nom precieux:
Advienne tost ton sainct Regne parfaict:
Ton vueil en Terre, ainsi qu'au Ciel, soit faict:
A ce jourd'huy sois nous tant debonnaire,
De nous donner nostre pain ordinaire:
Pardonne nous les maulx vers toy commis,
Comme faisons à tous nos Ennemys:
Et ne permectz en ce bas Territoire
Tentation sur nous avoir victoire:
Mais du Maling cauteleux, et subtil
Delivre nous. O Pere ainsi soit il.
(Juste, Instruction 1) = O nostre Pere estant la hault es cieulx
Instruction 2 = O nostre Pere estant lassus es cieulx
Credo in deum
Je croy en Dieu le Pere tout puissant,
Qui crea Terre, et Ciel resplendissant:
Et en son Filz unique Jesuschrist
Nostre Seigneur, conceu du Sainct Esprit:
Et de Marie entiere Vierge né:
Dessoubz Pilate à tort passionné:
Crucifié, mort en croix estendu:
Au Tumbeau mis, aux Enfers descendu:
Et qui de mort reprint vie au tiers jour:
Monta lassus* au Celeste sejour,
Là où il sied à la Dextre du* Pere,
Pere Eternel, qui tout peult, et tempere:
Et doibt encor' de là venir icy,
Juger les Mortz, et les Vivans aussi.
[Credo in spiritum] **
Au Sainct Esprit ma ferme foy est* mise.
Je croy la Saincte, et Catholique Eglise*
Estre des Sainctz, et des Fideles, une
Vraye union, entre eulx en tout commune:
De noz pechez pleine remission:
Et de la Chair la resurrection:
Finablement croy la vie eternelle.
Telle est ma foy, et veulx mourir en elle.
la hault (Juste, instruction 1)
son (Juste, error)
** Except for the final editions (1543), the Creed is presented as two texts.
ay (= error - Juste, instruction 1)
Eglise .
Je croy des (Juste, Instruction 1 & 2)
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Mathieu VI.I
Pater noster
Pere de nous, qui es là hault es cieulx,*
Sanctifié soit ton nom precieux:
Advienne tost ton sainct Regne parfaict:
Ton vueil en Terre, ainsi qu'au Ciel, soit faict:
A ce jourd'huy sois nous tant debonnaire,
De nous donner nostre pain ordinaire:
Pardonne nous les maulx vers toy commis,
Comme faisons à tous nos Ennemys:
Et ne permectz en ce bas Territoire
Tentation sur nous avoir victoire:
Mais du Maling cauteleux, et subtil
Delivre nous. O Pere ainsi soit il.
(Juste, Instruction 1) = O nostre Pere estant la hault es cieulx
Instruction 2 = O nostre Pere estant lassus es cieulx
Credo in deum
Je croy en Dieu le Pere tout puissant,
Qui crea Terre, et Ciel resplendissant:
Et en son Filz unique Jesuschrist
Nostre Seigneur, conceu du Sainct Esprit:
Et de Marie entiere Vierge né:
Dessoubz Pilate à tort passionné:
Crucifié, mort en croix estendu:
Au Tumbeau mis, aux Enfers descendu:
Et qui de mort reprint vie au tiers jour:
Monta lassus* au Celeste sejour,
Là où il sied à la Dextre du* Pere,
Pere Eternel, qui tout peult, et tempere:
Et doibt encor' de là venir icy,
Juger les Mortz, et les Vivans aussi.
[Credo in spiritum] **
Au Sainct Esprit ma ferme foy est* mise.
Je croy la Saincte, et Catholique Eglise*
Estre des Sainctz, et des Fideles, une
Vraye union, entre eulx en tout commune:
De noz pechez pleine remission:
Et de la Chair la resurrection:
Finablement croy la vie eternelle.
Telle est ma foy, et veulx mourir en elle.
la hault (Juste, instruction 1)
son (Juste, error)
** Except for the final editions (1543) the Creed is presented as two texts
ay (= error - Juste, instruction 1)
Eglise .
Je croy des (Juste, Instruction 1 & 2)
Ave Maria
Luc I. II
Ave gratia plena, Dominus tecum
Esjouys* toy Vierge Marie
Pleine de grâce abundamment:
Le Seigneur, qui tout seigneurie,
Est avec toy divinement.
Benoiste certes tu es entre
Celles dessoubz le Firmament,
Car le fruict, qui est *en ton Ventre,
Est benist eternellement.
First published in Instruction 2
In the original editions the next lines precede the AVE MARIA.
In many reprints they appear above the Pater Noster...
Benoiste soit celle incarnation
Du hault des Cieulx icy bas annoncée
Pour nos Salutz, en salutation
Qui fut ainsi par l'Ange prononcée.
Esjouys (all)
Resjouy (1543 Roffet-Paris & Girard-Geneva)
est ton ventre (= error - Oeuvres 1538)
Nostre bon pere tout puissant,
qui gouvernes ta creature;
Ouvre ta main nous benissant,
Pour sobrement prendre pasture.
Donne nous par ton escripture,
Que noz espritz soient nourris:
Et tes biens donnés par ta cure,
Aussi de toy soient benis.
AMEN
Juste 2 (July 1533) ; Instruction 1 & 2 / Suites de l'AC (Roffet); suppressed in OEUVRES 1538, probably not Marot's.
For the Dutch readers: in Datheens psalmenbundel verschijnt er vanaf 1567 een lied (berijmd door een zekere P.H.):
Ghebedt voor den Eten
Vader almachtich wijs en goet
Die regheert al u creaturen
Tonsen seighen u handt opdoet
En spijst soberlijck tdeser uren
Ons en al die uwen naem vuren
Maer onse Sielen voedt doch meest
Met u woort dat eeuwich sal duren
Op dat u recht dien onsen Geest.
Amen.
Nous te remercions, nostre Pere celeste,
Du repas, qu'avons pris, aussi de tout le reste,
Soit des biens, soit des maulx. Messieurs, bon prou vous fasse!
Priez Dieu, qu'il me doint de bien croistre la grâce
A la gloire de luy, au proffit de mon Proche,
Tant que sus mes Parentz il n'en tombe reproche.
First published in Instruction 2.
O Souverain Pasteur, et Maistre,
Regarde ce trouppeau petit,
Et de tes biens souffre le paistre,
Sans desordonné appetit,
Nourrissant petit à petit
A ce jour d'huy ta creature,
Par celluy qui pour nous vestit
Ung corps subject à nourriture.
Pere Eternel, qui nous ordonnes
N'avoir soucy du lendemain,
Des biens que pour ce jour nous donnes
Te mercions de cueur humain.
Or puis qu'il t'a pleu de ta main
Donner au corps manger, et boyre,
Plaise toy du celeste pain
Paistre noz âmes à ta gloyre.
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