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Marot's Broadsheet against the Theologians

En l’eau, en l’eau, ces folz seditieux...

In 1533 Noel Beda (syndic of the Faculty of Theology, the Sorbonne) launched an attack against Marguerite de Navarre, because she made Gérard Roussel (her court preacher, an erudite man, also very learned in Scripture) preach in the Louvre. This happened during Lent and attracted ever larger crowds. The king demands an investigation and in an ‘ordonnance’ of 18 May 1533 he bans Beda en three of his companions from Paris.[1] In pamflets (posters, broadsheets) some of Beda's followers defend Beda and scorn the King for being too slow in suppressing heresy. Marot seems to have written counter-pamflets. At least Fr. Juste (Lyon) prints Beda's broadsheet and Marot's response (a rondeau) in his clandestine and edition of L’Adolescence Clementine.[2] Instead of the Burning Stake (au feu) he suggests a Water Therapy (en l'eau)... Beda cum suis are compared with seditious fools who have replaced God's words by human inventions and who - using monopoles (= intrigues) - even attack the King.  In the Juste edition another pamflet, a dizain, on the same subject is added. Only the rondeau is ascribed explicitly to Marot. Nevertheless...

 

Ce que aulcuns Theologiens plaquerent à Paris, quand Beda fut forbanny, voulans esmouvoir le peuple à sedition contre le Roy

 

[broadsheet of the Beda-clan]

 

Au feu, au feu, ceste heresie

Qui jour et nuyct trop nous blesse:

Doys tu souffrir qu’elle moleste

Saincte Escripture et ses esdictz?

Veulx tu bannyr science parfaicte

Pour soustenir Lutheriens mesdictz?

Crains tu dieu qu’il le permecte

Toy et tes biens qui sont fleuris

Face perir?

 

Paris, Paris, fleur de noblesse,

Soustien la loy de toy qu’on blesse,

Ou aultrement fouldre et tempeste

Cherra sus toy, je t’en advertys.

Prions tous le roy de gloire

Qu’il confunde ces hereticques mauldictz,

 

Affin qu’il n’en soyt plus memoyre,

Non plus que des aulx pourriz.

Au feu, au feu, c’est le repaire,

Faictz en justice, dieu l’a permys.

 

 

Responce de Clement Marot à l’escripteau icy dessus

 

En l’eau, en l’eau, ces folz seditieux,

Lesquelz, en lieu des divines parolles,

Preschent au peuple ung tas de monopolles

Pour esmouvoir debatz contentieux.

Le Roy leur est ung peu trop gratieux:

Que n’ha il mys à bas ces testes folles

En l’eau.

 

Ilz ayment tant les vins delicieux

Qu’on peult nommer cabaretz leurs escholles

Mais refroydir fauldroit leurs chauldes colles,

Par rebours de ce qu’ilz ayment mieulx,

En l’eau.

 

 

Dizain a ce propos

 

Au feu, en l’eau, en l’air ou en la terre,

Soient pris et mis ces folz predicateurs,

Qui vont preschant sedition, & guerre,

Entre le peuple et les bons precepteurs.

Ilz ont esté trop long temps seducteurs,

Et mis le monde en trouble, & desarroy.

Mais Dieu de grâce ha voulu, que le Roy

Aye entendu leur sophistic parler,

Qui les fera punir selon la loy,

Au feu, en l’air, [3] en la terre, ou en l’air.                    

 

 

 

 


[1] A.-L. Herminjard: Correspondance des Réformateurs dans les pays de langue française, vol. III, n. 418, p.54: Pierre Siderander to Jacques Bédrot refers to the same events (with a more correct version of the pamflet. he - a student in Paris - writes “quotidie affiguntur schedulae pro et contra…” ; vol. VI, n. 416bis, p. 445-448: text of the ‘ordonnance’ of François Ier of 18 May 1533.

[2] Mayer, n° 14bis (12 juli 1533).

[3] Defaux’s edition has an error. He writes: “au feu, en l’air, en la terre, ou en l’air.”